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Groupement Romand d'Etudes sur l'Alcoolisme et les Toxicomanies

Le GREAT est l’association romande des professionnels du domaine des addictions. Il travaille à promouvoir la prise en compte des problèmes de dépendance dans la société (alcool, drogues, comportements) et à améliorer la qualité des interventions (prévention et réhabilitation).

Présentation du GREAT

Fondé en 1964, le GREAT est une association réunissant des personnes dont l'engagement professionnel ou l'intérêt sont liés aux problèmes posés par les drogues légales et illégales. Il compte près de 300 membres, intéressé-e-s ou professionnel-le-s de la prévention et/ou du traitement de l'alcoolisme et des toxicomanies en Suisse romande.

Le GREAT, par sa Charte, défend trois principes essentiels:

  1. Le respect de la personne confrontée à des problèmes d'addictions, y compris la responsabilité de ses dépendances
  2. La mise en oeuvre de traitements diversifiés répondant à la multiplicité des demandes
  3. La mise sur pied aux niveaux fédéral, cantonal et communal d'une politique sanitaire et sociale préventive et non stigmatisante.

Afin de remplir le plus efficacement possible les objectifs qu'il s'est assignés, le GREAT a développé plusieurs secteurs pour lesquels il recherche des financements spécifiques:

Le GREAT collabore avec diverses instances et organismes tels que la Commission fédérale pour les problèmes liés à l'alcool, la Commission fédérale pour les problèmes liés aux drogues, l'Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA), la Communauté nationale de travail "politique de la drogue" (CPD), etc. Il maintient également des liens étroits avec l'Association suisse alémanique des intervenants en addictions (Fachverband Sucht). Il est membre fondateur de la Fédération européenne des associations d'intervenants en toxicomanie (ERIT) et collabore avec la Conférence latine de réduction des risques (CLAT).

Enfin, le GREAT fait entendre son point de vue sur différents sujets relatifs aux problèmes des addictions en prenant des positions politiques, en intervenant dans les médias et en organisant des débats.

CHARTE DU GREA

La Charte a une portée éthique (valeurs communes) et politique (lignes directrices). Les valeurs partagées sont fondamentales et premières; c'est donc à partir d'elles que l'orientation politique se conçoit et s'énonce.

Texte de référence, la Charte est une plate-forme qui manifeste les positions et intentions du GREA. Elle permet à la fois de prendre des positions publiques, de mener des négociations et une action participative avec les autorités. Simultanément, elle sert de point de repère et de base de réflexion à ses membres; elle affiche nos valeurs.

A travers elle, le GREA cherche à renforcer le dialogue entre les personnes, groupes et institutions concernés par les questions d'addiction, à faire circuler l'information entre le champ sanitaire et social et le champ politique. La Charte est un texte qui veut inciter à la réflexion, à l'analyse, à la discussion et au débat. Son ambition est en effet de "désintoxiquer le discours" et de créer un espace pour la concertation: en abordant les choses dans leur complexité et en refusant du même coup les thèses simplificatrices; en adoptant une position pragmatique et ouverte, pour éviter la "guerre des idéologies".

Définitions

On entend par addiction l'émergence d'un symptôme issu de multiples facteurs, à la fois médicaux, psychologiques et sociaux, impliquant la perte de maîtrise de l'usage du produit. La personne confrontée à des problèmes d'addiction est une personne dont la consommation de produits psychotropes et/ou les conduites compulsives (jeux, web, etc.) ont atteint un seuil qui ne lui permet plus d'être autonome face à son projet de vie et à ses relations sociales. Le GREA différencie les notions de consommation, d'abus et de dépendances, notamment pour éviter de stigmatiser la consommation récréative modérée et contrôlée de substances psychotropes qui ne pose pas de problème particulier.

Nos valeurs

1/Au niveau de la société

Aucune société ne peut exister sans solidarité et sans lien social entre les groupes humains qui la composent (interdépendance). Les phénomènes migratoires, le type de rapports économiques, la globalisation de l'information, les changements de normes et valeurs dus à la mondialisation économique produisent, notamment, perte des liens sociaux et des solidarités, marginalisation et exclusion de nombreuses populations. Les personnes confrontées à des problèmes d'addiction peuvent en faire partie. Dès lors, les valeurs exprimées ici s'inscrivent dans le registre des politiques et des interventions allant dans le sens de l'insertion ou de l'intégration. Elles nous rappellent qu'une personne exclue est "le produit" d'une société excluante. En ce sens, le concept de promotion de la santé ou, mieux encore, de promotion de la qualité de vie - prenant en compte les notions de santé physique, psychique et d'intégration sociale - nous semble exprimer le sens de notre modèle.

Le GREA souhaite donc :

De manière générale, le GREA estime que les questions liées à la consommation de produits stupéfiants résultent des interactions entre les valeurs et les normes produites par une société et les individus qui la composent. Ainsi, ces problèmes doivent régulièrement faire l'objet de débats démocratiques.

2/Au niveau de la personne

A l'esprit de la Déclaration universelle des droits de l'homme, le GREA emprunte quelques positions et valeurs significatives :

  1. le respect de la personne et de ses choix, en fonction de ses possibilités, y compris la responsabilité de ses dépendances;

  2. la prise en compte de la globalité de la personne;

  3. l'idée que l'addiction, même la plus prolongée, doit être considérée comme une situation provisoire et réversible.

Nos priorités dans l'action

  1. Promotion de la santé et prévention

Au-delà d'une prévention fondée sur les facteurs de risque, la promotion de la santé vise au renforcement du tissu social et favorise les choix autonomes des personnes et des groupes auxquels elle s'adresse. Elle a aussi pour objectif de développer les compétences sociales, définies comme des aptitudes que la personne acquiert - par apprentissage dans de longues phases de confrontation avec elle-même et avec autrui - sur le plan des émotions, de la sensibilité et de l'intelligence. Le GREA soutient une politique préventive pluridisciplinaire portant sur l'abus d'alcool, de drogues, de tabac et de médicaments - s'adressant à toutes les catégories de personnes - qu'il s'agisse de campagnes d'informations générales, de programmes spécifiques destinés à des publics à risque ou encore aux personnes directement concernées.

  1. Traitements

Les traitements sont organisés en interaction avec des personnes, des groupes, des populations: l'intervenant et l'institution mènent donc avec ces individus et leur environnement une réflexion portant sur des changements choisis et voulus par eux. Le traitement veut favoriser la recherche d'alternatives et les choix autonomes, le développement des compétences sociales ainsi que l'apprentissage et la gestion des risques par les personnes concernées. Le GREA défend la mise en œuvre de traitements diversifiés propres soit à favoriser l'abstinence, soit à soutenir activement des projets d'aide à la santé ou de réduction des risques. Il soutient également différents programmes tels que: offres différenciées de traitement, de sevrage et prises en charge ambulatoire ou résidentielle à moyen et à long terme, prescription de méthadone, remise contrôlée d'héroïne avec encadrement médico-psycho-social. Il préconise :

  1. l'accès aux soins et aux moyens d'améliorer sa qualité de vie;

  2. l'accès aux droits et devoirs liés à la citoyenneté et la responsabilisation de la personne face à ses droits et devoirs;

  3. l'orientation du soutien en fonction de la souffrance et non du type de produit;

  4. l'accès à des traitements de qualité, diversifiés et adaptés aux besoins de la personne.

  5. Redécouvrir les compétences sociales et valoriser l'apprentissage

Pour que des personnes dites marginalisées puissent opérer un changement de leur mode de vie, il est indispensable qu'elles parviennent à mobiliser et développer leur capacité d'agir sur les relations qu'elles entretiennent avec les autres et sur les règles qui régissent leurs conditions de vie. L'intervenant doit accorder aide et soutien aux personnes confrontées à des problèmes d'addiction. Il est cependant au moins aussi important que les deux partenaires mettent en place un processus d'apprentissage: entrer dans une dynamique interpersonnelle, créer un lieu de confrontation, s'engager dans un espace de transition permettant à la personne dépendante de sortir de l'impasse, de développer un projet de vie qui lui permette de valoriser ses compétences sociales - tout cela afin qu'elle gère de façon acceptable les aspects positifs et négatifs de la vie en société. Conséquemment, la prévention et le traitement supposent à l'échelle nationale un contrat social démocratique (respect des minorités) et une politique sanitaire et sociale préventive et non stigmatisante. Cette option implique, pour devenir opérationnelle, la coopération de toutes les collectivités du pays et la mise à disposition de ressources suffisantes, tant sur le plan financier qu'au niveau des compétences professionnelles.

Notre orientation politique

Le GREA contribue à promouvoir une politique globale en matière de promotion de la santé, de prévention et de traitement des addictions. En ce sens, il estime que la distinction entre produits légaux et illégaux est aujourd'hui dépassée et engendre des incohérences, des mesures arbitraires et des injustices. Aussi soutient-il une politique axée prioritairement sur la prévention, s'attachant au traitement et à la réduction des risques, ainsi que la nécessité d'une politique concernant la production et la commercialisation des substances psychotropes, y compris sur le plan international.

Le GREA préconise aussi la dépénalisation de la consommation de tous les produits stupéfiants. En effet, l'interdiction légale a prouvé son inadéquation en ce domaine. A cette interdiction pénale - qui s'impose par la force de la loi et dont la punition est le corollaire - le GREA oppose l'interdit qui renvoie à un ensemble de pratiques culturelles ou sociales tacitement admises réglant tel ou tel aspect du comportement personnel ou interpersonnel. L'interdit relève plutôt des moeurs et s'applique à travers l'éducation, la formation, l'information et la prévention. Ainsi, il est possible de nuancer l'espace qui sépare la dépénalisation de la légalisation. Pour faire connaître ses réflexions, le GREA participe aux débats par des prises de position auprès des Autorités concernées et du grand public.

Conscient qu'il n'existe pas de solution définitive au problème des addictions et que notre société doit trouver la manière la plus adéquate d'y faire face dans le respect des droits de l'homme et de ses libertés, le GREA préconise:

La plateforme est un lieu de réflexion pour les professionnels de la prévention et de la promotion de la santé.

Au cours de l'année 2006, la plateforme romande évolue pour devenir:

Les journées d'échange de pratiques programmées proposeront le système suivant:

Organisation

Qu’est-ce que la réduction des risques ?

Cette approche pragmatique désigne un ensemble de mesures sociales et médicales s’adressant aux personnes consommant des drogues. Elle est centrée sur la diminution des conséquences néfastes de la consommation de drogues (maladies, décès, problèmes d’intégration sociale, etc.) plutôt que sur l’élimination de cet usage.

En complément de la prévention, de la thérapie et de la répression, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a encouragé cette approche dès 1991.

Depuis, différents programmes ont été mis en place en Suisse romande: lieux d’accueil à seuil-bas, remise de matériel stérile, locaux de consommation et autres. Pour plus d’informations, voir le chapitre « ressources ».

Plateforme Réductions des risques

La plateforme réunit des professionnels romands travaillant dans le champ de la Réduction des risques (drogues illégales). Elle favorise l’échange d’expériences et de savoirs, la réflexion et l’innovation.

Les rencontres permettent d’avoir une large vision des projets en cours et des problématiques rencontrées (consommation de cocaïne, maladies infectieuses, suivi de parents toxicodépendants et autres) en Suisse romande.

Les rencontres ont lieu quatre fois par année à Yverdon-les-Bains.

Addiction aux jeux vidéos

Existe-t-il différents types de dépendance au jeu vidéo?

Il existe deux types principaux de jeux vidéo et donc deux types principaux de dépendance aux jeux vidéo. Les jeux vidéo standard sont généralement conçus pour être joués par un seul joueur et impliquent un objectif clair ou une mission, telle que sauver une princesse. La dépendance dans ces jeux est souvent liée à l’achèvement de cette mission ou à la victoire sur un score élevé ou une norme préétablie.

L'autre type de dépendance au jeu vidéo est associé aux jeux multijoueurs en ligne. Ces jeux sont joués en ligne avec d'autres personnes et sont particulièrement addictifs parce qu'ils n'ont généralement pas de fin. Les joueurs ayant ce type de dépendance aiment créer et devenir temporairement un personnage en ligne. Ils nouent souvent des relations avec d’autres joueurs en ligne pour échapper à la réalité. Pour certains, cette communauté peut être le lieu où ils se sentent le plus acceptés.

Lunettes Gamer

Pour se prémunir des dangers de la lumière bleue, les joueurs devront veiller à porter des lunettes pour ordinateur, disponibles sans ordonnance et protégeant les yeux de manière très efficace grâce à leur filtre anti-lumière bleue.

Quelles sont les causes d'une dépendance aux jeux vidéo?

De nombreuses causes différentes contribuent à la dépendance au jeu vidéo. L'une des principales raisons pour lesquelles les jeux vidéo peuvent devenir si addictifs, c'est qu'ils sont conçus de cette manière. Les concepteurs de jeux vidéo, comme tous ceux qui essaient de réaliser des bénéfices, sont toujours à la recherche de moyens pour que davantage de personnes jouent à leurs jeux. Ils y parviennent en créant un jeu suffisamment difficile pour vous faire revenir mais sans que le joueur ne lâche finalement. En d'autres termes, le succès d'un joueur est souvent hors de portée. À cet égard, la dépendance aux jeux vidéo est très similaire à un autre trouble plus largement reconnu: la dépendance au jeu.

Quels sont les signes d'un problème de dépendance au jeu vidéo?

Comme pour toute autre dépendance, la dépendance au jeu vidéo présente des signes avant-coureurs. Il est important de savoir reconnaître ces signes si vous ou un de vos proches êtes un joueur assidu. Selon l'Institut de rétablissement de la toxicomanie de l'Illinois, ces symptômes peuvent être à la fois émotionnels et physiques.

Hors Murs

Le groupe Hors-Murs a rejoint le GREA dans le courant de l’année 2003. Ce groupe est composé de Travailleurs Sociaux Hors-Murs (TSHM) représentant la grande majorité des cantons romands. Cette plateforme se définit comme un groupe de pairs qui fait un travail social hors-murs et qui défend les principes d'une charte élaborée par ces mêmes personnes. (charte voir sous ressources). Le groupe accepte des auditeurs et des invités.

Trois ou quatre réunions d’une journée entière ont lieu durant l’année lors desquelles l’accent est centré sur la défense d’une certaine conception du travail hors-murs et le respect d’une déontologie de travail.

Si les rencontres font la part belle au tour des régions, les problématiques récurrentes observées et identifiées sont reprises dans la seconde partie de la journée sous la forme d’ateliers débouchant sur des pistes concrètes (constitution de sous-groupes, prises de position médiatique, rencontre de partenaires, etc.)

Traitement

La plateforme se centre sur les aspects cliniques des traitements des addictions. L’objectif est d’arriver à un échange des compétences qui se sont développées dans les structures. En partant des pratiques et des problématiques auxquelles les professionnels sont confrontés, il s’agit de réfléchir à la manière de construire leurs modèles d'intervention, les évaluer, les adapter (praticien réflexif). En partant d’un échange sur des réponses concrètes élaborées dans les différentes institutions, il est par la suite aussi possible d’ouvrir sur des questionnements plus conceptuels.

Comment la clinique se développe-t-elle à partir des processus d'évaluation et d'analyse des problèmes spécifiques auxquels elle est confrontée? Quels sont les outils dont disposent les professionnels, leurs cadres de référence conceptuels pour appréhender a) les souffrances des personnes qu'ils accompagnent, b) les formes cliniques et institutionnelles qu'elles demandent.

Les débats se conçoivent comme des échanges contradictoires. La plateforme reste sur le terrain du débat, en évitant le consensus mou d'où rien ne peut sortir. De l’opposition des pratiques, des idées et des idéologies doit naître une réflexion commune, loin des discours creux et de la langue de bois. Si nous prenons la peine de nous rencontrer et de parler de nos actions, c’est avant tout pour faire avancer nos réflexions mutuelles. Prenons donc le risque de ne pas être d’accord.

Objectifs

La plateforme "traitement" du GREA fonctionne sur un modèle itinérant. Les réunions ont lieu à tour dans rôle dans les institutions, ce qui leur donne une plus grande place pour leur organisation. Les institutions qui désirent accueillir une réunion jouent un rôle dans l’organisation des journées. Celle-ci comprend l’accueil (mise à disposition d’une salle) et une partie de l’animation de la journée (petite présentation autour d’un thème). La coordination de la plateforme se charge ensuite d’animer la séance d’échanges qui suit, d’entente avec l’organisation-hôte. Il faut donc prévoir :

Alcool

Le groupe s’est réuni à quatre reprises pendant l’année 2004. L’une de ses principales activités est la coordination, sur le plan romand, de la Journée suisse de solidarité avec les personnes touchées par l’alcool qui se déroule au mois de novembre. Le thème de la Journée 2004 était les « enfants de parents alcooliques : une souffrance souvent oubliée». Ce sujet étant assez délicat à traiter, il était d’autant plus important d’avoir un groupe d’échanges afin de confronter les points de vue et favoriser des actions adéquates. Le groupe s’est aussi penché sur son avenir et ses objectifs. Il est ressorti de la discussion qu’il y a un réel intérêt à ce que le réseau alcool se réunisse plusieurs fois par an en regroupant les professionnels de la prévention primaire et secondaire et en motivant chaque canton à y être représenté par au moins une personne. Certaines problématiques qui émergent peuvent être ensuite reprises par le programme de formation du GREA ainsi que par la revue DEPENDANCES. Il a également été décidé de fusionner les groupes « alcool » et « cafetiers » afin de ne pas multiplier les lieux de réflexion dans une période où les professionnels doivent bien mesurer leurs engagements. La coordination du groupe sera reprise dès 2005 par M. René ALLEMANN, collaborateur de la FEGPA (Fédération genevoise pour la prévention de l’alcoolisme).

Le groupe alcool du GREA a pour tâches de:

Par ailleurs, il participe activement, depuis 4 ans, à la mise sur pied de la journée nationale "alcool".